___ Lillium

J e___n e___c r o i s___p a s___e n___D i e u .
J e___c r o i s___e n___m o i .
C ' e s t___d é j à___p a s___m a l .

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___Il était une fois moi dans un Bric à Brac de mots en vrac.

Ouvrez votre esprit.
Ou vous ne comprendrez pas les mots d'ici.


Il paraît qu'il vaut mieux se présenter. Que puis-je vous dire de moi ?
Je suis une éternelle solitaire, préférant un livre à une soirée. Une plume à un « bédo ».

Je me fiche de ce qu'on pense de moi, car je me suffis à moi-même. Je suis horriblement égocentrique et je m'en foutiste.

J'aime le respect, l'ouverture d'esprit, la sincérité et l'honnêteté. Je me passe volontiers du reste.

Ma tête est remplie de rêve. Malheureusement vous n'êtes pas en mesure de m'arrêter.

Je suis une jeunette de 17 ans, une de ces jeunettes sur qui l'on aime parler. Oui, c'est facile de parler lorsqu'on ne connait pas. Mais c'est humain et au moins ça prouve que je ne suis pas invisible, c'est bien.
J'aime entendre les gens rire de moi, car je suis leur centre d'intérêt durant ce laps de temps. C'est amusant vous ne trouvez pas ? Les gens s'obstinent à vous critiquer et au lieu de vous ignorer, ils s'occupent de vous. Je ne comprendrais jamais.

Ce blog ne me sert à rien, il est même ennuyeux. Mais j'avoue en avoir tiré de bons profits.
Merci Skyrock.


______"Le temps est un obstacle.
______"L'ambition est née pour l'affronter.
______"Les sentiments pour l'encourager."
______________________________________Shin (ko)


___Que vous ayez une bonne journée ou une bonne soirée.
___En vous remerciant.



Mon pseudo est Shin (ko)
(Merci à Hikaru ♥ pour la prise)
___ Lillium

# Posté le mardi 30 décembre 2008 17:19

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 09:48

02.

02.
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« It seems to me that we are met at this epoch... »

Ce soir, en ce fameux jour de fête, j'ai passé ma journée en pyjama devant mon ordinateur. J'ai pianoté gaiement, récitant par c½ur, mon clavier AZERTY. J'ai lu une belle histoire, une histoire d'amour, qui me donnait, à moi aussi, l'envie d'être aimée. J'ai écouté de la musique, en boucle, sur laquelle j'ai chanté. J'ai chanté très mal d'ailleurs, je suis enrhumée.
Je suis allée me préparer, je me suis faite (belle), juste parce que c'est comme ça. Je suis arrivée pour réveillonner, on m'a sorti des phrases, presque en playback années sur années. J'ai souris et remercié, mais au fond, je m'en foutais. J'ai bien mangé, j'ai bien ri, bien parlé.
Et puis je me suis dis « Merde ».
Merde tout simplement parce que le temps avance. Merde parce que je ne sais pas qui je suis. Merde parce qu'une fois je me déteste, une fois je pourrais tomber amoureuse de moi même. Merde parce que je me dis toujours « j'ai le temps ». Merde parce que bientôt je n'aurai plus « ce temps ». Merde parce que mon prof' de Droit m'a dit des choses qui ne m'ont pas plu. Merde parce que je veux lui prouver le contraire. Merde parce que comme chaque année, Sarko nous a tous assommé de ses grandes paroles : taillées au millimètre prés, depuis des semaines entières. Merde parce que je me suis dit que j'avais envie de vivre et que j'en avais largement les moyens. Merde parce que ma mère est venue en plein milieu de cet « écrit » et que je lui ai clairement fait comprendre qu'elle devait aller, rapidement se faire voir. Fille indigne.
Perchée sur mes talons nacrés, sous mon Borsalino en travers, dans ma belle robe noire, un peu trop grande d'ailleurs, qui me donne un air d'anorexique. Je suis là, je les regarde tous et ils rient. Et ils parlent. Et ils attendent en mangeant, que le décompte se fasse. Et puis le décompte arrive. Tous devant la télé, on regarde ce présentateur trop bien « sappé », se prenant pour un comique, faire des grands gestes idiots, un sourire "colgate" aux lèvres. Mais on l'aime bien ce type là, même s'il nous tape sur les nerfs. Pendant ce décompte on aime tout le monde. On va passer du dernier jour d'un calendrier, au premier jour d'un nouveau.
Toute le monde crie un bon coup, on ne sait même pas pourquoi. On s'embrasse, se fait promettre la santé et le bonheur. On souhaite une bonne année, comme tous les ans. On fait « la fête » ou alors on se rassoit et on se goinfre de chocolats, que l'on ne mange que pour l'occasion. Bizarrement entre noël et nouvel an, on ne grossit pas. C'est peut être dans la tête.
Ces repas, plus cossus les uns que les autres, on les aime, oh oui on les aime. Mais merde, l'gosse dehors passe nouvel an dans les poubelles. L'gosse dehors, il grignote un bout de pain rassit. L'gosse dehors, il a froid. Mais c'gosse là, bizarrement ce soir, il n'existe pas.
Et puis notre douce et belle France reprend son chemin, s'enfonçant dans sa crise et celle du monde. Ça y est, nous y somme, ça y est nous y voilà, la nouvelle année, qui comme chaque année doit tout changer, mais qui ne change pas tant que ça.
Moi j'suis encore là, mon réveillon est terminé depuis bien longtemps, mais je reste sur mon précieux ami, mon précieux amant, mon précieux ordinateur. C'est un ami et amant froid vous savez, mais bon dieu que je l'aime. M'accompagnant toutes mes nuits, dans mes noyades de mots qui ne veulent rien dire. Dans mes rires ou même dans mes pleurs. Ma plume à moi qui n'a pas besoin d'encrier. Mon bel ami, mon bel amant que j'aime profondément.

Happy new year.

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# Posté le mercredi 31 décembre 2008 21:37

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 09:30

03.

03.
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Je terminerai dans un appartement miteux,
Fermé à double tours,
Dans le noir,
Devant un ordinateur,
A écrire des futilités pour gamines en chaleurs,
Droguée au café et à la cigarette.
J'aurai un chat plein de puces
Et une voisine alcoolique.

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Ce sera parfait.

# Posté le samedi 03 janvier 2009 17:52

Modifié le jeudi 27 août 2009 12:35

« C'est lorsque nous avons peur de les perdre, que nous nous rendons compte d'à quel point nous aimons les gens. »

Nous appelons nos moments passés ensemble, « un rêve ».
Alors j'aimerais pouvoir dormir l'éternité.

***
Nous attendons souvent les choses, notre vie est généralement basée là-dessus. Nous vivons dans l'attente de réussite de nos buts, souhaits... Certes le temps est long, lourd à supporter. Nous le haïssons souvent pour ces mêmes raisons. Seulement, nous ne voulons pas comprendre que le temps passe, au final, beaucoup trop rapidement. Nous voulons grandir le plus vite possible, mais nous regrettons ensuite notre jeunesse. Nous aimerions être un jour précis, mais ce jour passé, nous remarquons ne pas en avoir assez profité. Et c'est ainsi pour tout. Nous sommes constamment insatisfaits.
C'est tellement dommage de ne pas simplement apprécier chaque jour de notre vie, aussi misérable soit-elle.

J'idéalise le monde à mon image. Je crois que les gens sont capable d'être comme moi. Je refuse qu'on me dise que je ressemble à un autre. Je suis la contradiction même.

Je trouve le physique humain hideux. Si seulement nous étions moins superficiels. Tout serait plus simple.
Nous n'aimons pas les gens parce qu'ils sont beaux. Ils sont beaux car nous les aimons.

Quelques lignes qui n'ont rien à voir les unes entre elles. Mais des mots qu'il me fallait écrire, comme la plupart des mots que j'écris.

& I hope my sun will shine a long time.
« C'est lorsque nous avons peur de les perdre, que nous nous rendons compte d'à quel point nous aimons les gens. »

# Posté le jeudi 08 janvier 2009 17:12

Modifié le mardi 26 mai 2009 17:26

« Il m'a semblé voir le temps passer, sans y prêter attention.

Peut-être aurais-je dû surveiller les changements ... »

Les flammes sont belles lorsque qu'on les attise. Si on ne les entretient pas, elles meurent. C'est ainsi le triste sort qui est réservé à tout. L'avantage avec le feu, c'est qu'on peut toujours le rallumer, ou en faire un nouveau. Métaphore laide, certes, mais qui exprime ma pensée de l'instant.

Je vais vous dire quelque chose :
Nous sommes tous des idiots. Mais il y a les idiots qui se taisent et les idiots qui parlent. C'est une triste conclusion mais pourtant réaliste à mon goût. Arrêtons de pleurer les cons, ils ne s'en soucient guère. Ils parlent et débitent des âneries plus grosses qu'eux, et malgré tout s'en vantent encore.
N'oublions pas que sans les idiots bêtes, le reste des idiots le serait plus encore. Le seul problème c'est qu'ils sont excusables. Les idiots peuvent se vanter, leur excuse étant d'être con.

Merci, chers cons, j'ai appris à me taire.

Fumer, boire, « baiser » , quel magnifique slogan.
Et pourtant c'est bel et bien ce que j'entends souvent.
Comme s'il n'y avait que ça pour avoir l'air grand.
Comme si se résoudre à c'est trois choses ridicules, nous rendait plus intelligent.

Mais ils me font rire, moi, avec leurs idéaux à la con.
Ils me font sourire, lorsque je les entend, répéter fièrement, leurs histoires idiotes.
Sont-ils encore trop peu matures pour comprendre ?
Peut-être même qu'ils ne comprennent pas, qu'ils ont l'air encore plus con comme ça.

Parce qu'il y a de quoi rire.
Oui, même c'est d'un comique sans fin.
Ces idiots qui « profitent ».
Qu'ils profitent bien, tiens.
Je ne leur souhaite que ça.

Qu'ils choppent le sida, qu'ils fasse une cirrhose du foie et qu'il crève d'un cancer.
« Moi, je m'en fous, je profites au moins ».

Et bien alors, profites bien.
Ton cône bousille tes neurones.
Des cernes apparaissent sous tes yeux.
Tu cul prend feu quand une beauté passe devant toi.

Tu ne te tiens même plus.

Où es ton amour propre ?
Dis-moi ?
Arrives-tu encore à te regarder dans un miroir.
A y voir quelqu'un de bien ?

Mais profites, profites encore, je rigole de toi.
Sur tes grands chevaux tu regarde le monde de haut.
Parce que tu as couché, parce que tu as fumé.
Parce que l'alcool t'as allongé.

Mais tu es aveugle , tu ne vois pas.
Le monde autour de toi, qui se moque.
Continue, profites, tu es sur la bonne voie.
Je rigole encore je rigole.

Vous vous suivez tous comme des moutons.
Parce que « c'est ce que tout le monde fait ».
Aucune personnalité.
J'adore.

Bravo jeunesse.

Ne pensez pas que j'ai besoin de vous. Si c'était le cas, je vous suivrais, je ne rigolerais pas ; )

AISHITERU KARA, BAKA !

& « Midara, Madara nando me ga anata »
« Il m'a semblé voir le temps passer, sans y prêter attention.

# Posté le lundi 12 janvier 2009 14:20

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 09:54

On the Railway station

Il y a-t-il un roman entier à écrire ? Je ne sais pas bien. Ce soir, je sais que j'aimerais dire ce que j'ai sur le c½ur. Ai-je un c½ur ? Je me suis posée cette question un nombre incalculable de fois. Jamais je n'avais eu de réponse avant ce soir. Alors je me permets de le dire, je me permets de l'écrire. Parce que je n'ai que ça pour m'exprimer : la plume, qui ce soir trouve son encre dans mes sentiments.

Les jours, avant toi, étaient moroses, fades. Ils n'avaient pas l'ombre d'un soit disant bonheur. Et puis, tu es arrivé. J'ai aimé me faire bercer par ton regard. J'ai adoré me lover dans tes bras. Alors qu'avant je ne pouvais pas. J'ai apprécié la chaleur de ta peau, collée à la mienne. Je me suis délectée de ton corps brûlant, ondulant contre le mien. J'ai sentis mon c½ur exploser lorsque tu m'as regardé dans les yeux pour me dire « je t'aime ». Ces mots que je ne croyais pas. Qui me paraissaient si inutiles, si futiles. Je me suis droguée à ton parfum. J'ai plongé dans une addiction merveilleuse. Pourquoi, dis-moi, as-tu fait chavirer mon âme, prostrée sous sa peine ?
Moi qui pensais ne jamais pouvoir connaître ce genre de choses.

Tu es apparu tel l'ange tombé du ciel, pour te prendre de ma vie. Comme le peintre qui embellit une toile blanche. Et quand j'ai vu la rose que tu m'as tendu, je ne savais pas encore. Cette rose qui le jour de ton arrivée était si belle. Non pas parce que c'était une rose. Mais parce que c'était la rose que tu m'avais offert. Dans un grand vase rouge, je l'ai plongé pour la garder en vie le plus longtemps possible. Mais si nous regardons bien, chaque jour elle fanait un peu. Chaque jour elle dépérissait comme le temps qui passait, nous rapprochant de notre séparation.

Et ce soir là, sous la pluie, le c½ur serré, incapable d'accepter le fait d'être à nouveau loin de toi. Le temps symétrique à mon c½ur. Tu m'as tenu dans tes bras, les minutes passaient. Nos dernières minutes ensemble. Tu m'as embrassé comme tu savais si bien le faire. Comme j'avais toujours aimé dés la première fois.
Parce que c'était toi.

Ton train est arrivé, tu m'as regardé, je ne voulais pas de ce regard. Il était trop triste, comme si nous n'avions pu tout nous dire. Tu m'as murmuré « je t'aime », tu t'es retourné et tu es partis. J'étais alors seule sur le quai, sous la pluie. J'ai regagné le plus vite possible ma voiture, en espérant te voir m'y attendre à l'intérieur.
Mais tu n'étais plus là.

Lorsque je suis entrée dans ma chambre, comme seuls témoins de ce rêve achevé, trônait royalement ta rose meurtrie. Virevoltait encore, l'effluve fin de ton parfum.
Mais tout était vide.
J'étais à nouveau seule.

Je peux maintenant comparer mon c½ur à une rose. Il n'était qu'un bourgeon, qui ne pouvait s'épanouir. Il lui manquait le soleil. Mais il était bien là, caché sous toutes les autres fleurs belles et bien ouvertes. Et puis le soleil a tout de même décidé d'apparaitre.
Ce soir, ta rose fane encore. Mais qu'importe, tu as comblé le manque de la plus belle de toutes. Tu as fait s'ouvrir mon c½ur, comme le bourgeon qui s'ouvre sous les rayons du soleil.


& I want to say to you that :
_____________ I Love you...
On the Railway station

# Posté le mercredi 29 avril 2009 17:06

Modifié le jeudi 27 août 2009 14:49

Summer 2009

Le 09/06/2009 :

« Ils sont durs les jours de pluie. Ils fatiguent, engourdissent. Ils dépriment aussi. Trainant la patte pour aller bosser. Sous une capuche souvent trop petite. La tête basse et le pas vif. On aimerait échapper à ces aiguilles gelées.

Ils rendent triste les jours de pluie. Et on aimerait se blottir, se lover contre l'être aimé. Dormir jusqu'à ce que le grand roi revienne, à la place qui lui a été volé. Ou bien qu'il a déserté.

Souvent, la pluie est accompagnée du vent. Ensemble ils valsent, dans un slow étrange. Les feuilles vacillent sur les arbres. Comme un funambule sur son fil. Certaines perdent l'équilibre, s'écrasent et vont mourir plus bas. Et le vent, et la pluie rigolent en ch½ur, dans un sifflement sarcastique.

Qu'ils sont durs les jours de pluie.

Les c½urs amoureux se serrent pour ne plus avoir froid. Se cachent sous un drap, et plongent dans leur rêve. Douce caresse que celle d'une main aimante. Lorsque dehors le chêne a froid. Lorsque dehors, la tulipe plie sous le souffle vent.

Des décharges électrisent les corps. Hors d'haleine, déjà. Entrelacés dans un slow aussi extraordinaire que celui de la pluie et du vent. Les amants passent le temps.
Ils ronronnent, ils soupirent. Ondulent, roulent et recommencent. Ils murmurent des phrases qui ne veulent rien dire. Ils deviennent fous. Ou sont-il fous ?

Sensuel corps à corps. D'où on pourrait presque voir s'échapper des flammes.
Des griffes qui se plantent dans une peau aussi brûlante que la braise. Les esprits qui s'enivrent de plaisir. Parcourir du bout des doigts une chair en ébullition. Contempler et s'extasier. Les amants se mettent à chanter.

Et dehors, encore le ciel qui gronde. Semblant décidé à ne jamais terminer sa cacophonie ténébreuse. Au plaisir des amoureux, qui accélèrent leurs pas de danse.
Confinés dans leur alcôve. Le monde autour inexistant, ils n'essayent plus d'étouffer leurs cordes.
Toucher, palper, goûter, déguster. Sans jamais vouloir voir la pluie cesser de tomber.

Ce fut un jour de pluie sous lequel des amants dansaient. »

Édit au 16/06/2009

Je me suis souvent posée des questions, qui donnaient suite à des réponses peu convaincantes. Mais j'oubliais toujours, ou mettais de coté, dans l'espoir de pouvoir y répondre plus tard.
Jamais je n'ai été une fille « qui parle ». D'ailleurs, je dois être affreusement ennuyeuse, car mon avis reste, la plupart du temps : neutre.

J'ai toujours préféré me ternir dans un silence lourd de sens, plutôt que d'argumenter bêtement. Du moins, devant ceux que je ne jugeais pas « aptes » à entretenir un semblant de conversation avec moi. Et c'est tellement arrogant, je le reconnais.

J'avais toujours, malgré tout, trouvé ma culture trop peu importante. Je ne voulais pas être étiquetée comme ceux ou celles qui savent, soit disant, tout sur tout. Mais ne dit-on pas que celui qui étale le plus sa culture, est celui qui en a le moins ?
Je ne voulais pas entrer dans le cliché de la bécasse « je sais tout ».

Malgré ça, j'avoue avoir longuement argumenté,(sans jamais être comprise) sur deux sujets qui me tenaient à c½ur. Je trouvais même important le fait « d'ouvrir mon bec » pour ces choses.
J'entrais alors dans de longues tirades pathétiques, presque synonyme de la rébellion adolescente. C'est ce qu'on aurait pu effectivement penser, cause d'un ton probablement trop élevé en décibels tout en grimpant dans les aigus.

Pourtant, je me voulais être une personne qui défend son avis et non pas une gamine aux arguments pré pubères, cherchant à être vu ou comprise.


J'avais été un mur froid durant des mois. J'avais même aimé cette carapace construite pour me préserver un minimum, de ce monde qui me paraissait si mauvais. J'avais réussis, un temps, à refouler toutes formes de sentiments plausibles, simplement pour me mettre à l'abri d'une éventuelle trahison. Seulement je ne savais pas qu'il était possible, qu'un jour les choses changent d'elles mêmes, sans suivre mes idéaux solitaires. Sans écouter mon vouloir de ne plus jamais faire confiance. Je ne savais pas que je pouvais me laisser entrainer par cette vague, moi qui pourtant, faisais attention au courant.

Non, à vrai dire, tout ça me paraissait totalement impossible puisque la « moi » que j'avais crée, serait la « moi » du futur, la « moi » qui ne changerait jamais.

Pourtant, le temps passant, croyant cette « moi » hostile et impassible à quelconque ressentit logiquement humain, se laissait aller. Surement en pensant que l'hostilité acquise, et cette « moi » bien en ancrée, ne pouvait se faire avoir.

Voilà donc ma première semi erreur et surtout, la faille qui a permis à ce fameux « moi » de disparaître silencieusement, sans que je ne m'en aperçoive.


Édit au 06/08/2009

Notre vie, est ponctuée par diverses choses auxquelles nous nous attachons, parce que nous y sommes forcé. Ces choses, sont soit disant faites pour que notre vie soit encore meilleure, que ce qu'elle est. Plus on cumule ces choses, plus notre vie prend de la valeur. Ainsi, ces buts atteints, nous pouvons nous considérer comme des gens heureux.
Mais est-ce vraiment le cas ? Devons-nous absolument avoir toutes ces futilités, soit-disant importantes ? Et si elles ne sont pas ce que nous aimons ? Si elles ne sont pas ce dont nous avons besoin pour atteindre le bonheur ?

D'ailleurs, qu'est ce que le bonheur ? Je crois que c'est une question déjà travaillée, mais à quoi l'on pas vraiment trouvé de réponse. Je pense, que le bonheur est une satisfaction personnelle. Que ce n'est pas un but à atteindre, mais un état d'esprit bien ancré en nous.

Suite à ça, si le problème et plus ou moins résolu, qui sommes nous ? Sommes nous vraiment quelqu'un ? Sommes nous utiles ? Certains vous diront que s'ils sont sur terre c'est qu'ils ont un devoir à accomplir. D'autre diront que c'est la volonté de Dieu. Et d'autres diront d'autres choses, ou ne se seront jamais posé la question, parce qu'ils s'en moquent. Peut-être d'ailleurs, vaudrait-il mieux s'en moquer.

Je pense que nous sommes tous des idiots, qui suivent depuis des générations, le chemin de leurs parents. Ces parents suivaient eux-même le chemin de leurs propres parents et ainsi de suite. Ceux qui se sont mit à marcher savaient ou aller, mais au fil du temps nous ne savons plus où il mène. Alors nous marchons, parce que nos parents ont marché. Nous marchons, car nous n'avons pas le choix.

En fait, ce chemin mène à la mort. C'est ça, nous marchons vers la mort. Car chaque pas que nous faisons. Chaque fois que les aiguilles d'une pendule font un tour complet. Que la lune prend la place du soleil. Qu'à son tour le soleil reprend sa place à la lune. Nous mourons. Depuis notre naissance, nous mourons.

Mais l'on veut grandir, toujours plus vite. Pour atteindre le bonheur. Parce qu'on croit que plus l'on grandira, plus l'on sera heureux. C'est une bêtise. Nous sommes heureux, nous ne savons juste pas aimer les bonnes choses.
Summer 2009

# Posté le jeudi 07 mai 2009 18:59

Modifié le dimanche 06 septembre 2009 04:10

On the Railway station 2

J'embrassais mon père et mon frère. Après avoir passé quelques minutes à attendre devant ma voiture, je décidais d'embarquer. Pas que la compagnie de mon paternel et mon cadet me gêne, au contraire. Dans la voiture, il faisait juste plus frai. Nous étions le premier juillet. Le premier juillet de l'année deux mille neuf.

J'avais à l'avance déposé mes bagages au dessus de la place qui m'étais attribuée. Mon petit frère m'avait à son plus grand plaisir, aidé. Depuis longtemps il voulait entrer dans un train. Voilà qui était chose faite.
Je reprenais donc place là où était situé mon paquetage, dix minutes avant le départ du train.

Au début, je m'étonnais de ne toujours voir personne prendre place à mes cotés. Peut être avais-je de la chance ? Deux places pour moi seule ? Ou alors juste un retardataire qui s'était vu forcé d'embarquer à la va vite, dans une autre voiture ? Peu importait, la machine avait démarré et j'observais les paysages d'Aquitaine défiler sous mes yeux, portée par le train, qui prenait de plus en plus de vitesse.

Mon petit plaisir solitaire fut interrompu deux arrêts plus loin. Environ une heure et demie après mon départ, par une jeune fille, qui devait avoir mon âge. Elle avait l'air un peu agaçant, sûre d'elle. Vous savez ? Ce genre de petites pimbêches trop bien habillées qui vous regardent toujours de bas en haut, avec un air hautain collé au visage. Elle était de ce genre, mais elle se taisait, alors c'était tant mieux.

Après une ou deux heures de voyage auprès de ma nouvelle voisine, le train ralentit. Puis il s'arrêta dans une toute petite gare, complètement déserte. Le contrôleur nous annonça qu'aucun arrêt n'était prévu en ce lieu mais que suite à un « accident de personne, le train aurait un retard d'environ une heure ». Suite à cette nouvelle, et après avoir balancé quelques injures intérieures, je relevais les yeux vers les autres passagers. Tout comme moi ils avaient déjà leur téléphone en main et tapaient un message ou un numéro, pour avertir ceux qui attendaient, là-bas.

C'était ennuyeux, mais je ne pensais pas vraiment à ça. Si le train ne pouvait pas bouger, alors il fallait attendre. Ma préoccupation première était de savoir ce que j'allais bien pouvoir faire pendant une heure entière, seule dans ce train. C'est là que des idées me vinrent en tête, comme terminer de lire mon roman, appeler mon hôte, ma mère, ou suivre les agacés qui sortaient un à un du train, pour fumer une cigarette.
C'est la dernière option qui bizarrement fut la plus adéquat. J'avais trouvé comme simple excuse à ce dérapage : le stress et les nerfs face à la panne. Seulement, un problème se posait. J'avais la veille dit à mon père de ne pas me déposer au bureau de tabac, préférant garder mon argent pour mon séjour. Et c'est là que ma voisine me parut beaucoup moins inintéressante.
Comme le hasard est parfois de mon coté, cette inconnue sortait au moment même où je tournais les yeux vers elle, un paquet de Philip Moris.

Dans ce genre de moment, il n'y a pas d'hésitation. Vous avez besoin de quelque chose, seulement dans cette situation vous êtes seul et ne connaissez personne. Sachant ça, vous devenez beaucoup plus débrouillard, et c'est sans attendre que je lui demandais si elle ne pouvait pas me dépanner d'une cigarette. Elle relava les yeux vers moi quand ma demande fit vibrer ses tympans. Elle parut surprise, mais accepta et me tendit tout simplement son paquet. Je m'emparais alors d'un de ces petits bâtonnets orange et blanc, et sortais du wagon à la suite de ma bien aimable voisine.

Dehors il faisait chaud. Tous les fumeurs et autres étaient collés au grillage qui faisait face au train. Il était légèrement ombragé par quelques vieux arbres.

Je fumais ma cigarette en silence. Puis je décidais d'aller me remettre au frai. Ma voisine avait apparemment eu le même raisonnement. Ainsi nous étions à nouveaux assises toutes les deux dans un train à l'arrêt. Nous n'avions aucun renseignement venant des contrôleurs, sur l'état du trafic et devions prendre notre mal en patience.

Je regrettais ce jour là, de ne pas être aussi ouverte que Valentin, mon petit frère. Lui aurait au moins réussit à échanger quelques mots avec son voisin ou sa voisine. Il aurait rapidement comprit qu'un voyage silencieux serait un voyage plus long et se serait donné du mal pour le faire paraître moins ennuyeux. Moi, j'étais éternellement muette et fermée. Je gardais les yeux fixés sur le paysage et ma musique dans mes oreilles, faisant comprendre aux gens alentours, qu'une potentielle tentative d'approche se verrait être vaine.

Mais par chance, le train ne tarda pas à redémarrer et suite à ça, nous allions directement au terminus prévu.

Sentant les voyageurs s'agiter autour de moi, je me redressais et attrapais mes valises. Je déposais, sur ma tête, mon légendaire Borsalino. J'ajustais le col de ma chemise, frottais mon jean et avançais vers les portes. Le train, tout en ralentissant, fit surgir le quai numéro 17 de nul part. J'empoignais fort la anse de mon paquetage, inspirais un grand coup et dés l'ouverture des portes, descendais doucement et posais un pied, puis deux sur le sol Parisien.

J'avançais à pas de loup vers le hall de la gare, cherchant des yeux mon hôte parmi les centaines d'autres personnes, qui tout comme moi, cherchaient un visage familier. Mais je ne trouvais personne. Je me posais alors en face d'un des petits restaurants qui faisaient face aux quais, et attrapais mon téléphone. Il vibrait à cet instant, et annonçait sur l'écran « nouvel appel de Hika-chan ». Je répondais, la gorge, bizarrement serrée et l'écoutais m'annoncer son retard de quelques minutes, dû aux perturbation de ce jour. Décidément, cette journée avait décidée de faire durer le plaisir.

Il arriva quelques minutes plus tard et je m'avançais vers lui. J'étais stressée, mal à l'aise. C'est toujours comme ça, le soir ça passe. Il déposait un baiser furtif sur mes lèvres et s'excusait d'être en sueur. Je lui fit simplement un sourire moqueur et fit mine de vouloir avancer, pour qu'il s'engage à son tour.

Nous nous mîmes donc en route vers les quais des RER. Nous échangions quelques mots inutiles, juste pour parler. Tout comme le stresse, à notre arrivée, nous ne nous rendons jamais compte. Nous sommes trop concentrés sur les trains à prendre. Le chemin le moins long pour rentrer chez lui. Mais lorsque nous sommes assit dans le RER, que nous sommes l'un en face de l'autre, nous commençons à comprendre. Nous nous observons, d'abord en silence, un sourire aux lèvres. Et puis on se donne la main. On a besoin de ce contact, mais toujours, le premier jour, on ose pas.

À ce moment là, je ne savais pas encore que j'allais vivre le plus beau mois de toute ma vie. Que j'allais découvrir de nouvelles choses et surtout en oublier d'autres. Un soir, nous avions décidé de passer le cap. Je dis ça ainsi, car ni lui ni moi n'avions encore toucher à cette fleur. J'en garde pourtant un souvenir mauvais. Je l'autorisais à faire de moi une femme et je me laissais aller dans cette alcôve. J'avais toujours entendu dire que la première fois pour les filles était douloureuse. Mais je n'y croyais pas. Mes croyances furent bien vite mises à bas. Malgré la douleur, je le laissais commencer son acte. Il était stressé, moi, j'avais juste mal.

Suite à ça, ce fut un sentiment étrange. J'avais l'envie de pleurer. Vous savez ? Comme si l'on vous prend quelque chose à quoi teniez. Quelque chose que vous avez toujours eu, qui faisait corps avec vous. Ce soir là, je me sentais vide. Triste et vide, c'était ça. Nous pouvons revenir sur nos décisions à certains moments. Nous pouvons retrouver un objet perdu. Mais je ne pouvais, ni revenir sur ma décision, ni retrouver l'objet perdu. Mais je ne lui en voulais pas. S'il y avait une seule personne à qui je devais offrir mon plus grand trésor, c'était à lui.

C'est à ce moment précis que je me suis certainement rendue compte que nous n'avions qu'une vie. Que plus jamais je n'aurais à affronter cette étape. C'est à ce moment là que je me suis rendue compte que nous n'étions rien. Que nous allons tous au même endroit, et que nous prenons juste des chemins différents. Que notre triste vie est rythmée seulement par les nouvelles notes que l'on choisi nous même de lui donner. Que nous sommes les seuls maitres de notre destiné minable. Que ce soir, j'avais voulu avoir une nouvelle expérience et que j'avais de la chance de l'avoir faite avec celui que j'aimais.

Les jours passaient, et ils étaient cossus de choses et d'autres, plus ou moins intéressantes. J'adorais sortir pour observer le monde. Rencontrer de nouveau lieu et en garder des souvenirs éphémères. Détailler les gens, qui tout autour de moi évoluaient, tout comme moi, mais pas totalement. Le suivre lui, comme je voulais le suivre encore longtemps. Lui sourire ou le taquiner. Ne pas penser à ce qui suivrait. Tout oublier. Vivre un instant heureux à ses cotés. Vivre tout simplement près d'une personne aimée.

Mais les jours passaient trop vite. Nous étions déjà le soir du 14 juillet et nous étions à Paris. J'adore Paris, c'est magnifique. Ce soir là, nous y allions pour la fête nationale mais aussi pour les 120 ans de la grande dame de Paris, la tour Eiffel. Ça n'avait pas l'air d'affecter grand monde. Moi, ça me faisait quelque chose. Je ne saurais dire quoi.

Les feux à Paris, c'était sublime. Des explosions de couleurs à tout va. Un spectacle lumineux, qui toujours, donne le sourire aux plus grands et fait pleurer les plus petits. Mais il nous éblouit tous. J'étais là, sur un pont de Paris, les bateaux mouche sur la Seine c'étaient stoppés et des centaines de paires d'yeux étaient érigés vers le ciel qui s'obscurcissait.

Le lendemain, nous étions à nouveau sur les rails, ensemble. Se terminaient déjà nos deux premières semaines, mais on ne savait pas. On ne voulait pas savoir, on voulait juste continuer ce bout de chemin, ensemble.

J'étais heureuse de retrouver mon chez moi, j'avais toujours aimé mon petit confort personnel. Mais j'avais appris à l'aimer encore plus quand il était avec moi. Ma chambre paraissait moins triste, moins vide.

Tu sais, plus le temps nous rapprochait de notre séparation, plus ma gorge se serrait. J'évitais à tous prix de trop y penser, mais dés que nous finissions de faire l'amour. Dés que nous avions fini de nous embrasser. Dés que nous prenions place pour dormir. Je ne pouvais pas m'empêcher d'imaginer cet horrible jour. Savoir que le trajet en voiture serait dur. Savoir que je redouterais de voir la gare. Me conditionner pour ne pas verser de larmes devant toi. Moi qui suis logiquement si forte. Ce serait honteux. C'est une image, je suis faible. Il m'arrivais de pleurer des soirs, après que tu m'aie fais l'amour. Il m'arrivais d'avoir peur. Mais je me taisais.

Le dernier soir, tu m'as fais l'amour, comme tous les soirs. Mais c'était différent. Nous savions que ce serait la dernière fois. C'était un peu comme un au revoir. Le lendemain matin, bizarrement, nous avions retrouvé des petites habitudes. J'attrapai mon ordinateur, le posais sur mes genoux. j'essayai d'imaginer que ce jour était comme les autres. Mais je n'arrivais pas à te regarder. Croiser ton regard ce jour là était une vrai douleur. J'avais beaucoup trop peur.

La gare. La gare est un lieu que je haï. Elle nous sépare. Nous marchions vers le quai F. Nous nous sommes posés devant ton train, nous avons discuté, un peu. Tu es entré, je t'ai suivi. J'étais de plus en plus perdue. Mais je devais résister encore un peu, pour toi. Il était hors de question que ta dernière image de moi, soit des pleurs. Tu m'as murmuré « je t'aime », comme toujours, puis j'ai couru vers la sortie. Ma gorge était serrée. Je suis sortie du train, je t'ai cherché parmi les passagers, à travers les vitres. Je t'ai regardé, je t'ai envoyé un baiser et je me suis retournée. A la seconde qui suivait, mes larmes coulaient. Je n'aurais pas pu tenir plus longtemps, je crois.

Ainsi se terminait notre mois. Ainsi j'allais être à nouveau seule. Tu ne serais plus que des pixels et une voix au téléphone. Moi, je n'ai pas ton image, tu n'as pas ce qu'il faut. Mais je m'en contente. Je regarde souvent nos photos, comme si j'avais peur d'oublier ton visage. Chose impossible, certes. Ça me rassure juste. Certaines expriment la joie, d'autres pas. Mais elles sont toutes fades. Elles ont juste figé une seconde. Mais une seconde ce n'est rien.

Je suis retournée à ma petite vie solitaire, je ne sais pas quand est-ce que je pourrai revoir ton visage en mouvement. Sentir ton odeur, ta présence, caresser ta peau. Je sais juste que je t'aime. Je sais que j'ai changé grâce à toi, je t'en remercie.

Et c'est tout. A bientôt.


Edit : 27/09/09

Tu t'es déconnecté encore une fois triste, et c'est tout autant triste pour moi. Je ne sais pas si ce petit mot sera réellement utile, mais j'avais envie de te l'écrire. Tu écris bien pour moi depuis quelques temps, je peux bien te rendre la pareille.

Nous parlons de plus en plus souvent de notre relation compliquée et nous la subissons. Nous subissons nos propres choix contre notre gré et c'est douloureux, nous en avons la preuve chaque soir. J'ai la nette impression d'ailleurs, que chaque soir se fait plus dur à supporter. Je te vois mal, et regrette chaque fois où je dois m'en aller. Où je pars prendre quelques heures de plaisir, alors que je te laisse seul. Ce sont des gestes égoïstes de ma part et je m'en veux. Je ne peux m'empêcher à chaque fois d'avoir l'envie de rentrer. De me trouver des raisons de détester la soirée, pour me prouver que j'aurais mieux fait de rester avec toi.

Hélas, les choses ne se passent pas toujours comme nous souhaitons qu'elles se passent et c'est bien malheureux. Je rentre vite et me jette devant ce vulgaire écran plein de pixel, qui dévore tous les sentiments et expressions que nous voulons mettre dans nos belles phrases. Je rentre pour discuter avec celui que j'aime profondément, mais la lourde barrière de la distance, bloque de nombreuses choses qui ne s'expriment que lorsque l'on se regarde, que l'on se touche, que l'on est face à face.

Je m'en veux un peu plus chaque jour de te voir malheureux. Je m'en veux de ne pas pouvoir être là pour te consoler. Je m'en veux de ne pas pouvoir répondre à tes besoins et de répéter des phrases qui se veulent rassurantes, mais qui avec le temps, ne le sont plus.

Te souviens-tu ? Avant que l'on se rencontre, on avait l'impression que tout serait fait dés que nous nous serions vu. C'était une bêtise de notre part. Comment les choses auraient-elles pu être plus simple ?

Notre addiction virtuelle est devenue réelle et elle est encore plus dur à supporter.

Je sais que je peux tenir, je sais que je suis capable d'affronter cette épreuve compliquée. Non pas pour toi, même si ça devrait être le cas. Non, je l'affronte pour moi. Je 'affronte parce que je sais que ça en vaut la peine. Je sais que je peux et dois me battre pour pouvoir un jour, toucher l'espoir de quelque chose de mieux que ces vas et viens sur les rails.

Je l'affronte parce que je ne veux pas que ça s'arrête à quelques voyages. Ce serait idiot de se donner autant de mal pour une cause perdue et à mes yeux elle ne l'a jamais été.

Tu sais toi même que je ne suis pas de ceux qui croient en un sentiment surpuissant. Non, je ne crois pas à l'amour. C'est trop simple de se dire que nous sommes fort parce que nous aimons. Et c'est idiot. J'éprouve de l'amour pour toi, mais j'éprouve aussi de l'amour pour ma famille et pour le peu d'ami que j'ai. Alors je ne me bat pas pour ce sentiment, mais pour te garder toi.

Nous ne sommes pas plus fort à cause de l'amour, c'est la personne elle même qui nous donne la force.

J'avais de la force avant toi, je le sais. N'y vois aucune prétention, c'est ainsi voilà tout, j'ai forgé moi-même ma force. Mais tu m'en as offert une nouvelle. Celle de vouloir se battre corps et âme pour quelqu'un en particulier. Parce que cette personne compte plus que personne d'autre et parce qu'on sait qu'elle ne peut nous décevoir. Parce qu'elle n'est pas comme toutes les autres. Parce qu'elle brille encore plus fort que toutes les autres, à nos yeux.
Tu es là, toi. Tu es ce qu'il me faut. Tu m'aime comme j'avais envie qu'on m'aime. Tu me comprends, comme j'avais envie qu'on me comprenne. Tu me fait rire, comme j'avais envie qu'on me fasse rire.

J'aime tout en toi, non pas pour ce que c'est, mais parce que c'est toi. Je ne me pose pas de question en ta présence. Je n'ai pas besoin de m'en poser. Je peux me reposer, être apaisée, soulagée.

Tout cette tirade ne sert pas à grand chose, si ce n'est à t'exprimer quelque chose pour quoi je ne trouve pas de mots. D'ailleurs, j'ai perdu mes mots depuis bien longtemps, je suis incapable d'écrire convenablement. Peut être parce qu'il est plus simple de décrire une douleur, qu'un état de bonheur ? Je ne sais pas bien.
Je ne sais plus grand chose d'ailleurs. Seulement, laisses moi te dire que si moi, Margaux, j'ai pris le choix de me mettre avec toi, c'est que je savais que tu pouvais m'apporter ce dont j'avais besoin pour avancer à nouveau. Je stagnais dans mon petit monde idéalisé et tu es arrivé pour m'ouvrir les yeux. Je n'ai jamais négligé le choix de vouloir partager, le plus longtemps possible, un bout de ma vie avec toi.

Je t'ai laissé m'embrasser en sachant ce qui en serait ensuite. Et je l'assumerai encore longtemps parce que c'est une chose qui m'est précieuse. Tu m'es précieux et tu es une partie de ma vie à laquelle je tiens énormément.

Tu es après réflexion et même si je déteste ce mot, mon premier Amour.

Pour conclure ce monologue, trois mots qui sont simples à dire, mais qui représentent beaucoup plus à mes yeux et dans mon c½ur : Je t'aime.



___POST SCRIPTUM :
Je savais que les saisons changeaient.
Je ne savais pas que je changerais
.
On the Railway station 2

# Posté le vendredi 15 mai 2009 15:44

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 09:26

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C'est étrange. Je ne peux plus écrire. J'avais avant, les mots au bout des doigts. Je pouvais passer des heures à parler de choses qui veulent, tout, et rien dire à la fois. Je pouvais passer des nuits entières à pianoter sur mon clavier, sans jamais perdre de fil. L'écriture avait prit une place importante dans ma vie solitaire. Extériorisant, joies et peines dans chacune des lettres que je tapais, sans vouloir m'arrêter. Satisfaisant mon besoin de partager les sentiments ressenti, aimés ou au contraire, détestés.
Adorant mon journal froid.

Mais les choses ont changé. Je n'arrive plus à m'enfermer dans mon petit monde. J'ai oublié mon papillon. J'ai cloitré ma haine dans une cage incassable. Elle cogne chaque jour. Tout comme mon papillon qui virevolte gaiement à ma recherche, sous le grand saule rose. Dans la prairie infinie de mes chimères. Mon monde de merveille et d'horreur, où le lit paisible d'un ruisseau d'eau claire et en fait, un torrent de larmes et de sang encore frai. Je le sais, vous savez, elle est là.
Vous ne comprendrez pas.

Pardonnez-moi. J'essaye, je vous promets. J'essaye de la garder en moi. Je solidifie chaque jour ses barreaux, pour qu'elle ne s'échappe pas. Mais elle cogne fort, cette peste. Ce soir plus que les autres. Elle me déteste. Mais elle, c'est moi.
Comprenez-vous mieux ? Bien sûr que non.
Comment pourriez-vous comprendre ? Non pas que je vous prenne pour des idiots, mais vous n'êtes pas en moi.

Elle est en colère ce soir et elle sait très bien pourquoi.
Mais de qui donc pourrais-je parler exactement ? De ma haine ? De moi-même ?
Que ce soit l'un ou l'autre, cela revient au même. Ensemble nous vivons. Dans un combat sans fin qui depuis des années, ne peut s'arrêter. Seulement, personne ne pouvait savoir que l'une des deux parties se verrait aidée par l'arrivée d'une nouvelle arme.
Une arme redoutable.

Des choses étranges se passent. Mais saviez-vous que je n'ai plus peur ? Je n'ai plus besoin d'avoir peur de quoi que ce soit. Je me fiche de ce qui se passera demain. Je veux profiter du temps. J'ai cette arme en moi. Cachée sous un rire cristallin. Enfermée dans une lourde cage de fer. Elle attend. Je sais à présent comment la canaliser. Je sais comment lui donner l'ordre d'attaquer.
Sortir lui fera du bien, elle n'attend que ça.

Saloperie, la force que tu m'apportes m'avais manqué.

« Tu calmes mes nerfs.
Tu me permets de me reposer.
Restes encore, j'ai du sommeil à rattraper. »

E D I T (au 15 juin) :

Il faut croire que mon esprit va à la prose simplement lorsque le temps est gris. Et c'est désolant, d'ailleurs. Peut être est-ce un deuil non fait ? Sachez-juste que ma plume est morte. Mon esprit refuse de se laisser à nouveau aller dans le torrent de mes maux, sur lesquels je pouvais trouver des mots. Je dois alors faire le deuil de cette plume, qui m'a si longuement épaulé. C'est tellement triste de ne pas pouvoir mettre de mot sur tout ce qui m'entoure. Désolant de voir à nouveau autant de haine s'accumuler, sans pouvoir l'extérioriser.

Je rêve de pouvoir à nouveau plonger cette plume dans une encre rouge. Je rêve d'inscrire sur une grande page blanche, chacun de mes sentiments. Du plus horrible au plus merveilleux. Puisque les deux se chevauchent actuellement.

Se bousculent en moi, des dizaines de choses qui peinent à sortir. Et quand je m'observe dans le miroir. Que mon doigt glisse sur mon reflet et suit les traits de mon visage hideux. J'aimerais tellement me dévisager pour ne plus jamais le voir à nouveau me sourire bêtement. J'observerais le sang dégouliner et brûler ma chair à vif. Je sais que j'aimerais.

Pourquoi m'a t-on enlevé ma seule véritable amie ? Cette plume de merveille, à qui je pouvais tout dire. Au contraire de ces stupides personnes, elle me permettait de me sentir bien. Quelle tristesse de se rendre compte de ce genre de chose après avoir aimé un ami. Qui ne l'était pas.

J'en avais marre de critiquer à tord et à cris, ce monde ridicule. Je m'étais dis que si vraiment je le trouvais si laid, je ne devais pas perdre mon temps à le regarder. J'ai donc cessé toute sorte d'écrits idiots, dans lesquels je me permettais de hurler mon dégout. Je me suis fais une raison et j'ai appris à apprécier les choses que j'avais haï. J'apprenais à vivre parmi ma haine, en la refoulant. Et ça fonctionnait plutôt bien. Seulement vous comprenez, ça aurait été trop beau si ça avait duré. Quoi que, ça ne s'est pas totalement envolé. J'ai encore cette part de bonheur, offerte par ceux, qui par dessus tout, restent. Mais ils ne savent peut être pas, que je cache en moi cette créature.

Peuvent-ils voir ses crocs ? Peuvent-ils sentir son haleine éc½urante ? L'entendent-ils chanter ses chants enfantins, en boucle, sans jamais s'arrêter ? Rire derrière moi, et déployer ses grandes ailes noires ? Sentent-ils le sol instable sous mes pieds ? Ont-ils peur que je les entraine dans mon enfer ? Ne veulent-ils pas que je leur présente mon papillon ?

Quoi que, tout ceci n'est que fiction. Il nous faut un monde parallèle pour imager nos maux. Il nous faut cette folie cachée, pour pouvoir extérioriser.

Je serai folle le temps qu'il faudra. Je serai même la plus folle de tous les fous. Je serai seule s'il le faut. Mais je me sortirai de cette spirale infernale.

Je suis avide de nouvelles choses.

J'aimerais être l'une de ces naïves imbéciles, pour ne pas avoir à me poser de questions. Pour voir des châteaux à la place des ruines. Pour ne plus avoir peur de perdre, avant même que la bataille n'ait commencé. Pour ne plus sentir cette peur me ronger et avoir l'impression d'étouffer.

Suis-je assez forte, pour encore une fois, faire passer tout ça, pour un défis ? Ai-je envie de passer ma vie, à faire de mes jours, un jeu ? Chaques obstacles s'entremêlent et deviennent plus durs à abattre.

J'ai l'impression qu'une forêt d'épine m'enserre. Pourtant, des épines... Ce n'est pas si horrible que ça. Mais celles-ci sont empoisonnées. Elles fatiguent mes muscles et mon esprit. Atteignent mon âme et rigolent de mes maux.
Se débattre ne sert à rien. Les épines lacèrent de plus belle, ma peau qui avait pourtant cicatrisé. Et plus j'avance, plus les liens sont forts.

Quelle belle métaphore.

Puis-je traverser cette forêt sans en ressentir les effets secondaires ?


« La pluie a cessé de tomber et je repose ma plume, avec la peur de voir son encre sécher. »
___

# Posté le mercredi 04 février 2009 17:36

Modifié le jeudi 27 août 2009 05:47